Les secrets de la mort de Marilyn Monroe

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Le 5 août 1962, le monde se réveille abasourdi. Marilyn Monroe, l’étoile la plus scintillante d’Hollywood, est morte. À seulement 36 ans, on a retrouvé l’actrice sans vie dans sa maison de Brentwood, à Los Angeles. La version officielle conclut à un « suicide probable » par overdose de barbituriques. Pourtant, plus de soixante ans après, cette conclusion laisse un goût d’inachevé. Entre les failles de l’enquête, les témoignages contradictoires et l’ombre des puissants, la mort de Marilyn Monroe reste l’une des énigmes les plus fascinantes et les plus sombres de l’histoire américaine. Plongeons dans les dernières heures de l’icône pour tenter de démêler le vrai du faux.

Un été sous tension : les derniers jours d’une étoile

L’été 1962 est loin d’être un long fleuve tranquille pour Marilyn Monroe. Sa vie professionnelle est en plein chaos. La 20th Century Fox vient de la licencier du tournage de Something’s Got to Give pour ses absences répétées et ses retards. C’est une humiliation publique pour l’actrice qui, malgré sa notoriété mondiale, souffre d’une anxiété maladive et d’un manque de confiance dévorant. Elle se sent prisonnière de son image de « blonde idiote », un rôle qu’elle a passé sa carrière à vouloir fuir.

Sur le plan personnel, la situation n’est guère plus rose. Ses amours tumultueuses avec les hommes les plus en vue de l’époque sont de notoriété publique. Ses liaisons avec le président John F. Kennedy et son frère, le procureur général Robert « Bobby » Kennedy, alimentent toutes les rumeurs. Marilyn, en quête perpétuelle d’amour et de reconnaissance, se sent utilisée, tel un « morceau de viande » passé de l’un à l’autre, comme elle l’aurait confié à des proches. Elle menace de « tout déballer » lors d’une conférence de presse, une perspective qui aurait pu causer un scandale d’État. Dans ce contexte électrique, l’actrice s’enfonce dans la dépression, de plus en plus dépendante des barbituriques et de l’alcool prescrits par son psychiatre, le Dr Ralph Greenson.

Chronologie d’une nuit fatale : le récit officiel

Le samedi 4 août 1962, Marilyn passe sa dernière journée chez elle, au 12305 Fifth Helena Drive. Elle reçoit des appels, discute avec sa gouvernante, Eunice Murray, et son psychiatre. La soirée s’installe. Le dernier appel connu de Marilyn est passé vers 20h à l’acteur Peter Lawford, beau-frère des Kennedy. Ce dernier, inquiet par son ton pâteux et ses propos décousus, tentera de la joindre à nouveau, sans succès.

C’est ici que le récit officiel commence à présenter des failles. Selon les premières déclarations de Mme Murray, elle se serait inquiétée vers minuit en voyant de la lumière sous la porte de la chambre de Marilyn. Ne recevant pas de réponse, elle aurait appelé le Dr Greenson. Ce dernier serait arrivé, aurait brisé une fenêtre pour entrer et aurait découvert l’actrice, nue sur son lit, le combiné du téléphone à la main, inanimée.

Pourtant, la police ne sera prévenue qu’à 4h25 du matin. Un délai de plus de quatre heures qu’on a jamais réussi à expliquer de manière satisfaisante. Lorsque le premier officier du LAPD, le sergent Jack Clemmons, arrive sur les lieux, il trouve une scène étrangement « rangée« . Plus troublant encore, Eunice Murray est en train de faire une lessive. Elle lave les draps du lit de Marilyn. Une action pour le moins incongrue au milieu de la nuit. Nombreux sont ceux qui interprètent cette action comme une tentative de faire disparaître des preuves.

Le paradoxe de l’autopsie : la science contre la version officielle

Le rapport d’autopsie, mené par le jeune médecin légiste Thomas Noguchi, deviendra la pièce maîtresse des théories alternatives. Les analyses toxicologiques sont sans appel : le sang de Marilyn contient une dose massive de Nembutal et d’hydrate de chloral, bien supérieure au seuil mortel. Son foie est également saturé de barbituriques. La cause du décès est bien une overdose.

Cependant, le Dr Noguchi découvre une anomalie de taille : l’estomac de l’actrice est presque vide. Il ne trouve aucune trace de gélules dissoutes, ni le colorant jaune caractéristique du Nembutal. Comment Marilyn a-t-elle pu absorber une telle quantité de médicaments sans qu’il n’en reste le moindre résidu dans son système digestif ? Avaler entre 40 et 50 gélules, comme le suggère la dose létale, aurait dû laisser des traces évidentes.

Face à cette énigme, plusieurs hypothèses émergent. Certains, y compris des enquêteurs de l’époque comme le procureur John Miner, suggéreront que les substances mortelles ont été administrées autrement. Par exemple via un lavement, ce qui expliquerait la coloration violacée du côlon relevée par Noguchi. Une autre piste évoque une injection, bien qu’aucune marque de piqûre fraîche n’ait été officiellement consignée. Ce paradoxe médical reste le point d’achoppement principal de la thèse du suicide.

Les théories de l’assassinat : l’ombre des Kennedy et de la mafia

L’absence de preuves irréfutables et les nombreuses zones d’ombre ont ouvert la voie à d’innombrables théories du complot. La plus tenace et la plus documentée implique directement les frères Kennedy.

Le motif ? Le silence. Marilyn en savait trop. Non seulement sur les infidélités du président, mais potentiellement sur des sujets politiques sensibles discutés sur l’oreiller. Son « petit carnet rouge », où elle notait ses pensées et qu’on jamais été retrouvé, serait devenu une bombe à retardement. La théorie veut que Robert Kennedy, présent à Los Angeles ce jour-là, se soit rendu chez Marilyn pour la sommer de se taire et récupérer tout document compromettant. La discussion aurait mal tourné, menant à une injection létale maquillée en suicide.

Une autre théorie y associe la mafia. Le parrain de Chicago, Sam Giancana, entretenait des liens étroits avec Frank Sinatra et aurait aidé John F. Kennedy à remporter l’élection de 1960. Se sentant trahi par la croisade anti-mafia lancée ensuite par Bobby Kennedy, Giancana aurait pu voir en Marilyn un moyen de pression, voire de vengeance. La faire taire, ou utiliser sa mort pour compromettre les Kennedy, servait ses intérêts.

En 1982, face à la persistance des doutes, le bureau du procureur de Los Angeles a rouvert l’enquête. Après 30 jours d’investigations seulement, on a refermé le dossier. Cette nouvelle enquête a conclu à l’absence de preuves crédibles d’un complot criminel, tout en reconnaissant les nombreuses questions laissées sans réponse par l’enquête initiale.

L’héritage d’une mort : la naissance d’une icône éternelle

La mort brutale de Marilyn Monroe a eu un effet paradoxal : elle a figé son image pour l’éternité. En la fauchant en pleine gloire, elle l’a empêchée de vieillir, de voir son étoile pâlir. Elle est devenue le symbole ultime de la célébrité broyée par le système hollywoodien. Une âme torturée derrière un sourire éclatant. Sa disparition tragique a amplifié son mythe, faisant d’elle bien plus qu’une actrice. Elle est devenue une icône culturelle, un sujet d’art pour Andy Warhol, et une source inépuisable de fascination.

Le mystère de sa mort participe intrinsèquement à sa légende. Marilyn n’est pas seulement morte. Elle a été emportée, laissant derrière elle le parfum du scandale et le poids des secrets d’État. Pour les amateurs de vintage et les collectionneurs, elle représente l’âge d’or d’Hollywood dans ce qu’il a de plus glamour et de plus impitoyable. Un destine à l’image d’un autre acteur américain disparu tragiquement, James Dean.


FAQ : Les questions que l’on se pose sur la mort de Marilyn Monroe

Quelle est la cause officielle de la mort de Marilyn Monroe ?

La cause officielle, établie en 1962, est une « intoxication aiguë aux barbituriques » due à une « ingestion de surdose », classée comme un « suicide probable ».

Pourquoi la thèse du suicide est-elle contestée ?

Principalement à cause des conclusions de l’autopsie. Le Dr Thomas Noguchi a trouvé des niveaux mortels de drogues dans son sang et son foie. Cependant, il n’y avait aucune trace de gélules dans son estomac, ce qui rend l’ingestion orale d’une telle quantité de pilules très improbable. De plus, le délai de plusieurs heures avant d’appeler la police et les incohérences dans les témoignages des premières personnes sur les lieux ont alimenté les doutes.

Quel est le rôle supposé des frères Kennedy dans sa mort ?

La théorie la plus répandue suggère que Marilyn Monroe menaçait de révéler publiquement ses liaisons avec John et Robert Kennedy. Et aussi par ailleurs des informations potentiellement sensibles. Pour éviter un scandale politique majeur, ils auraient cherché à la réduire au silence. Certains théoriciens affirment que Robert Kennedy était à Los Angeles le jour de sa mort et qu’il serait impliqué, directement ou indirectement, dans l’administration d’une dose mortelle.

L’enquête a-t-elle déjà été rouverte ?

Oui, en 1982, le bureau du procureur du comté de Los Angeles a réexaminé l’affaire. Cependant, on a refermé l’enquête après un mois. Celle-ci a conclu qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour étayer la théorie d’un meurtre et pour contredire les conclusions originales.

Où Marilyn Monroe est-elle enterrée ?

On l’a enterrée dans la crypte numéro 24 au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles. Son ex-mari, le joueur de baseball Joe DiMaggio, a organisé les funérailles. Il a aussi fait livrer des roses sur sa tombe trois fois par semaine pendant vingt ans.